L’Encre de Phoebé

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Archive pour la catégorie 'Romans & Théâtre'

Musset – Lorenzaccio

Posté : 6 mai, 2009 @ 10:03 dans Romans & Théâtre | Pas de commentaires »

 

Lorenzaccio

 

Lorenzaccio est une pièce de théâtre, un drame romantique écrit par Alfred de Musset en 1834.

L’événement est historique ; la scène se passe à Florence en Italie, au début du 16e siècle, pendant le règne du Duc Alexandre sur Florence. Alexandre est un tyran débauché, soutenu par l’Allemagne et le Pape. Lorenzo, surnommé Lorenzaccio (« le mauvais Lorenzo ») par le peuple, est son compagnon et l’accompagne dans ses débauches ; il est aussi son entremetteur amoureux. Mais Lorenzo cache un double-jeu : derrière derrière son amitié et sa complicité avec le Duc, il nourrit une haine secrète envers le Duc, et ne désire qu’une chose, le tuer. Ce rêve est né dans son enfance, alors qu’il n’était qu’un élève studieux, pur, innocent ; il voulait tuer un tyran, et, ayant échoué avec le Pape, s’est rabattu sur le duc de Florence. La ville, pleine de grandes familles républicaines qui s’indignent du comportement d’Alexandre, est comme une fleur flétrie et vénéneuse. Le meurtre du Duc restera inutile, et Lorenzo le sait bien, car ces républicains aux belles paroles ne tenteront pas de faire changer les choses. Pourtant, ce meurtre reste le dernier espoir de Lorenzo : c’était sa seule raison de vivre, son unique motivation, la justification du masque qu’il porte et qui maintenant ne peut plus le quitter. Car Lorenzo, en se faisant le complice d’Alexandre, s’est lui-même corrompu à vie. Il aime les femmes et l’alcool, et est incapable de redevenir ce qu’il était jadis, le Lorenzo pur d’autrefois. Magré les avertissements du Cardinal Cibo, Alexandre ne se méfit pas. Lorenzo l’assassine, et, en celà, parce qu’il perd en l’accomplissant le but de sa vie, devient « plus creux et plus vide qu’une statue de fer blanc ».

Lorenzo est un héros romantique complet. Désillusioné sur la valeur humaine, sur sa propre amibiton, il est perdu irrémédiablement, silloné par l’échec et la débauche. On peut retrouver en lui l’image de Musset.

 

Lorenzaccio est un très beau texte. Un peu difficile, car il y a un nombre extraordinaire de personnages pour une pièce de théâtre. En effet Musset, énervé et en quelque sorte « vexé » par le flop de ses premières pièces, à décider d’écrire celle-là sans se soucier du tout qu’elle puisse être mise en scène. Grand nombre de personnages, changements incessants de lieux (et donc de décors), longueur relative de la pièce (sur scène, 3h en étant tronquée de quelques scènes, c’est dire …), bref, tout un défi. C’est peut-être aussi pourquoi il a été publié dans un receuil nommé « Spectacle dans un fauteuil » …

 

Citations

« S’il y a quelqu’un là-haut, il doit bien rire de nous tous ; cela est très comique, très comique, vraiment. »

« Je puis délibérer et choisir, mais non revenir sur mes pas quand j’ai choisi. »

« Tous les hommes ne sont pas capables de grandes choses, mais tous sont sensibles aux grandes choses. »

« Ce que vous dites là est parfaitement vrai, et parfaitement faux, comme tout au monde. »

« Le vice a été pour moi un vêtement, maintenant il est collé à ma peau. »

 

Dumas – Le Comte de Monte-Cristo

Posté : 6 septembre, 2008 @ 10:00 dans Romans & Théâtre | Pas de commentaires »

Le Comte de Mont-Cristo  

Au début du règne de Louis XVIII, Edmond Dantès, marin, second du navire Le Pharaon est accusé à tort de bonapartisme et enfermé dans le château d’If, sur l’ile du même nom, au large de Marseille. Après quatorze années, il réussit à s’échapper et s’empare du trésor de l’ile de Monte-Cristo, dont l’emplacement lui a été révélé par un compagnon de captivité, l’abbé Faria. Devenu riche et puissant, il entreprend, sous le nom de « comte de Monte-Cristo », de se venger de ceux qui l’ont accusé ou ont bénéficié directement de son incarcération pour s’élever dans la société.

Alexandre Dumas (1802-1870) est un grand auteur français. Avec le Comte de Monte-Cristo (que je considère comme son chef-d’oeuvre), il signe une magnifique réussite, prenante, captivante. On est entraîné directement, avec le malheureux héros, de ses heures les plus sombres jusque dans ses moments de gloire. Personnellement, c’est presque mon livre préféré. Absolument génial dans toute l’intrigue, une maîtrise des personnages étonnante (comme toujours avec Dumas), bref, pratiquement parfait.

A découvrir coûte que coûte !

 

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