L’Encre de Phoebé

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Archive pour septembre, 2008

D’Aubigné – Diane, ta coutume est de tout déchirer

Posté : 6 septembre, 2008 @ 2:52 dans Poésie | Pas de commentaires »

 

Théodore Agrippa d’Aubigné fut un poète et écrivain baroque, français et protestant.

Vous vous doutez peut-être pourquoi j’ai choisi ce poème : Diane est le pendant romain de la déesse grecque Artémis, déesse de la Lune avec Phoebé, Hécate et Séléné (et puis c’est mon prénom, Diane, au passage, je vous l’apprends ^^).

 

Diane, ta coutume est de tout déchirer

 

Diane, ta coutume est de tout déchirer,
Enflammer, débriser, ruiner, mettre en pièces,
Entreprises, desseins, espérances, finesses,
Changeant en désespoir ce qui fait espérer.

Tu vois fuir mon heur, mon ardeur empirer,
Tu m’as sevré du lait, du miel de tes caresses,
Tu resondes les coups dont le coeur tu me blesses,
Et n’as autre plaisir qu’à me faire endurer.

Tu fais brûler mes vers lors que je t’idolâtre,
Tu leur fais avoir part à mon plus grand désastre :
 » Va au feu, mon mignon, et non pas à la mort,

Tu es égal à moi, et seras tel par elle « .
Diane repens-toi, pense que tu as tort
Donner la mort à ceux qui te font immortelle.

 

Théodore Aggripa d’Aubigné (1552-1630)D'Aubigné - Diane, ta coutume est de tout déchirer dans Poésie vide
L’Hécatombe à Diane

 

Baudelaire – Tristesse de la Lune

Posté : 6 septembre, 2008 @ 2:26 dans Poésie | Pas de commentaires »

Voici un poème d’un auteur devenu un classique de la poésie français. Si vous ne le connaissez pas ou peu, c’est le moment de le découvrir un peu plus !

 

Tristesses de la Lune

 

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d’une main distraite et légère caresse
Avant de s’endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l’azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d’opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.

 

Charles Baudelaire (1821-1867)
Les fleurs du mal

 

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