L’Encre de Phoebé

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Archive pour le 14 septembre, 2008

Rimbaud – Le Dormeur du Val

Posté : 14 septembre, 2008 @ 9:36 dans Poésie | Pas de commentaires »

 

Arthur Rimbaud

 

 

Arthur Rimbaud est un poète français du XIXe siècle.

 

Le Dormeur du Val

 

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent; où le soleil de la montagne fière,
Luit ; C’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pale dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement: il a froid.

Les parfums ne font plus frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au coté droit.

 

Arthur Rimbaud (1854-1891)
Poésies

Beauchemin – La Maison vide

Posté : 14 septembre, 2008 @ 12:19 dans Poésie | Pas de commentaires »

Beauchemin est un poète français. Il fut aussi médecin. Il est considéré comme un des premiers écrivains du terroir.

 

La Maison vide

 

Petite maison basse, au grand chapeau pointu,
Qui, d’hiver en hiver, semble s’être enfoncée
Dans la terre sans fleurs, autour d’elle amassée.
Petite maison grise, au grand chapeau pointu,
Au lointain bleu, là-bas, dis-le-moi, que vois-tu ?

Par les yeux clignotants de ta lucarne rousse,
Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort,
Et froncer les sourcils sous ton chapeau de mousse.
Vers ces couchants de rêve où le soleil s’endort,
Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort.

Il est couché, là-bas, au fond du cimetière,
Celui qui t’aime encore autant que tu l’aimais.
Petite maison vieille, au chapeau de poussière,
Celui qui t’aime encore autant que tu l’aimais,
L’absent, tant regretté, ne reviendra jamais.

 

Nérée Beauchemin (1850-1931)
Patrie intime

Apollinaire – L’Adieu

Posté : 14 septembre, 2008 @ 10:06 dans Poésie | Pas de commentaires »

Guillaume Apollinaire est un des principaux poètes français du début du XXe siècle. Il pratique le calligramme (terme de son invention désignant ses poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classiques en vers et strophes).
 

L’Adieu

 

J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

 

Guillaume Apollinaire (1880-1918)
Alcools

 

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