L’Encre de Phoebé

Un blog littéraire parmi d’autres

Archive pour le 6 septembre, 2008

Dumas – Le Comte de Monte-Cristo

Posté : 6 septembre, 2008 @ 10:00 dans Romans & Théâtre | Pas de commentaires »

Le Comte de Mont-Cristo  

Au début du règne de Louis XVIII, Edmond Dantès, marin, second du navire Le Pharaon est accusé à tort de bonapartisme et enfermé dans le château d’If, sur l’ile du même nom, au large de Marseille. Après quatorze années, il réussit à s’échapper et s’empare du trésor de l’ile de Monte-Cristo, dont l’emplacement lui a été révélé par un compagnon de captivité, l’abbé Faria. Devenu riche et puissant, il entreprend, sous le nom de « comte de Monte-Cristo », de se venger de ceux qui l’ont accusé ou ont bénéficié directement de son incarcération pour s’élever dans la société.

Alexandre Dumas (1802-1870) est un grand auteur français. Avec le Comte de Monte-Cristo (que je considère comme son chef-d’oeuvre), il signe une magnifique réussite, prenante, captivante. On est entraîné directement, avec le malheureux héros, de ses heures les plus sombres jusque dans ses moments de gloire. Personnellement, c’est presque mon livre préféré. Absolument génial dans toute l’intrigue, une maîtrise des personnages étonnante (comme toujours avec Dumas), bref, pratiquement parfait.

A découvrir coûte que coûte !

De Nerval – Artémis

Posté : 6 septembre, 2008 @ 7:21 dans Poésie | Pas de commentaires »

Gérard de Nerval est aussi un poète classique de la langue français. Etrangement, ce poème  aussi un rapport avec Phoebé, devinez. Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille ! Et oui. Artémis, déesse de la Lune, est souvent confondue avec Phoebé.

 

Artémis

 

La Treizième revient… C’est encor la première ;
Et c’est toujours la Seule, – ou c’est le seul moment :
Car es-tu Reine, ô Toi! la première ou dernière ?
Es-tu Roi, toi le seul ou le dernier amant ? …

Aimez qui vous aima du berceau dans la bière ;
Celle que j’aimai seul m’aime encor tendrement :
C’est la Mort – ou la Morte… Ô délice ! ô tourment !
La rose qu’elle tient, c’est la Rose trémière.

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,
Rose au coeur violet, fleur de sainte Gudule,
As-tu trouvé ta Croix dans le désert des cieux ?

Roses blanches, tombez ! vous insultez nos Dieux,
Tombez, fantômes blancs, de votre ciel qui brûle :
- La sainte de l’abîme est plus sainte à mes yeux !

 

Gérard de Nerval (1808-1855)De Nerval - Artémis dans Poésie vide
Les chimères

 

Loin du Ciel

Posté : 6 septembre, 2008 @ 3:23 dans Mes oeuvres | Pas de commentaires »

Un de mes vieux poèmes, non versifié, mais qui n’est peut-être pas trop mauvais. A vous de voir !

 

Loin du Ciel

 

Les étoiles dorment, étranges lueurs,
Doux cocons de soie de nuit
Qui filent quand vient l’heure
Où l’aube dépasse ce qu’elle suit ;
Sur la voûte, les ombres dansent
Une valse sur un air de lumière,
Un couple sur la piste, vengeance
D’une belle dame au chant clair !
La mélodie s’élève dans le noir
Et frappe le soleil,
Dont le reflet brise le miroir
Du monde et de son sommeil !
Pour une dernière folie
Dans le dernier des silences,
Les astres loin du ciel fuient ;
Que tombe la sentence !
Que la Lune enfin s’endorme ! Et
Que dans les pâles ténèbres, lourds,
Les yeux mis-clos, l’esprit troublé,
Elle ne revienne qu’à la tombée du jour !

Moi

D’Aubigné – Diane, ta coutume est de tout déchirer

Posté : 6 septembre, 2008 @ 2:52 dans Poésie | Pas de commentaires »

 

Théodore Agrippa d’Aubigné fut un poète et écrivain baroque, français et protestant.

Vous vous doutez peut-être pourquoi j’ai choisi ce poème : Diane est le pendant romain de la déesse grecque Artémis, déesse de la Lune avec Phoebé, Hécate et Séléné (et puis c’est mon prénom, Diane, au passage, je vous l’apprends ^^).

 

Diane, ta coutume est de tout déchirer

 

Diane, ta coutume est de tout déchirer,
Enflammer, débriser, ruiner, mettre en pièces,
Entreprises, desseins, espérances, finesses,
Changeant en désespoir ce qui fait espérer.

Tu vois fuir mon heur, mon ardeur empirer,
Tu m’as sevré du lait, du miel de tes caresses,
Tu resondes les coups dont le coeur tu me blesses,
Et n’as autre plaisir qu’à me faire endurer.

Tu fais brûler mes vers lors que je t’idolâtre,
Tu leur fais avoir part à mon plus grand désastre :
 » Va au feu, mon mignon, et non pas à la mort,

Tu es égal à moi, et seras tel par elle « .
Diane repens-toi, pense que tu as tort
Donner la mort à ceux qui te font immortelle.

 

Théodore Aggripa d’Aubigné (1552-1630)D'Aubigné - Diane, ta coutume est de tout déchirer dans Poésie vide
L’Hécatombe à Diane

 

Baudelaire – Tristesse de la Lune

Posté : 6 septembre, 2008 @ 2:26 dans Poésie | Pas de commentaires »

Voici un poème d’un auteur devenu un classique de la poésie français. Si vous ne le connaissez pas ou peu, c’est le moment de le découvrir un peu plus !

 

Tristesses de la Lune

 

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d’une main distraite et légère caresse
Avant de s’endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l’azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d’opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.

 

Charles Baudelaire (1821-1867)
Les fleurs du mal

 

 

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